Transversale: Rohr s’en moque… !
Le Chroniqueur est partagé entre méconnaissance et mépris à la lecture de la liste du sélectionneur des Guépards du Bénin, Gernot ROHR. Pour le compte de cette fenêtre FIFA de mars 2026 sans enjeu, le technicien franco-allemand devrait faire preuve d’originalité. Malheureusement, il a encore manqué l’occasion de sauter le pas. En rentrant en France sur la pointe des pieds sans une visite officielle d’une délégation du ministère des Sports et de la FBF en terre marocaine ; et sans recevoir le moindre message d’encouragement malgré l’élimination des Guépards en huitièmes de finale par les Pharaons d’Egypte (septuples champions d’Afrique), Gernot ROHR sait déjà que les dés sont pipés, son sort presque scellé. Pourtant, le peuple béninois attend de son sélectionneur un bilan et surtout des perspectives pour emmener l’équipe à la performance. Il (le peuple béninois) doit encore attendre sous l’orme puisque Gernot ROHR est toujours dans ses anciens clichés. Pour les rencontres Bénin vs Palestine et Bénin vs Guinée des 27 et 31 mars prochains au Maroc, le sélectionneur sort une liste de 25 joueurs qui flirte avec les limites. D’abord, il donne raison au ministère des Sports qui avait estimé que, pour la dernière CAN il pourrait se contenter de 25 joueurs au lieu des 28 qu’il avait a soutenu mordicus. Au finish, il n’a utilisé au total que 20 joueurs. Ensuite, sur cette liste de la journée FIFA, il reconduit les mêmes joueurs dont certains devraient faire de la place aux jeunes. Des gardiens de but aux attaquants en passant par les défenseurs et les milieux de terrain, il n’y a rien à se mettre sous la dent. Pour ouvrir la concurrence avec de nouveaux surtout ceux évoluant dans le championnat local, il préfère appeler les « Vieux » qui n’ont plus rien à prouver. Alors que le public béninois a besoin de voir de nouveaux joueurs du championnat national ou hors du pays. Mais Gernot ROHR continue d’appeler des joueurs stagiaires pendant que d’autres ont besoin de confirmer et de progresser. Pourquoi laisser des joueurs tels que Romaric AMOUSSOU (même s’il ne joue pas régulièrement), Tessilimi OLATOUNDJI qui avaient fait rêver lors de la CAN au Maroc pour prendre Prince Ricardo DOSSOU (zéro but, zéro passe décisive et pas de 90 minutes régulières dans son club) ? Cela frise du mépris et n’encourage pas la concurrence dans le championnat local. L’Etat ne peut pas investir autant de moyens pour donner de la notoriété à un championnat et ses efforts soient annihilés. De bons joueurs, il y en a dans le championnat béninois. Seuls, les « aveugles » et ceux qui ne font pas le tour des stades ne pourront pas les remarquer. Quid du jeune Yamirou OUOROU dont les performances affolent les compteurs à l’AC Horsens au Danemark ? Pourquoi appeler Dodo DOKOU qui n’a plus joué dans son club de deuxième division au Portugal depuis son retour de la CAN ? Cependant, on appelle des joueurs sclérosés qui jouent dans des divisions perdues en Europe (quatrième et cinquième divisions) et sans temps de jeu. Enfin, on retient simplement que le sélectionneur Gernot ROHR joue au pourrissement parce qu’il se dit peut-être que son contrat ne sera pas renouvelé. Alors, advienne que pourra. Le Bénin a désormais besoin des joueurs d’avenir et le nombre qui est sélectionné dans le championnat local est trop insignifiant. Comme l’enseigne un proverbe Fongbé : « On déclare la guerre au pays du lépreux, c’est pour dire qu’il n’y a personne par ici ». Sans coup férir, Gernot ROHR s’en moque comme l’an 40. C’est là, mon intime conviction.
Ambroise ZINSOU

