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Infrastructures sportives modernes au Bénin: Calavi et Parakou attendent leur Complexe sportif

# Les stades GMK, René Pleven et Charles de Gaulle déjà dépassés

# Trop d’investissements dans l’animation

# Même ambitieux, ce budget ne saurait combler les attentes

Depuis 2016, le Bénin a amorcé un développement pour se révéler à travers le sport. Ainsi, le Gouvernement de la Rupture a mis en place un arsenal de réformes pour transformer le Bénin en construisant des stades Omnisports même si le choix de certaines localités ne pour abriter ces stades sont déconnectés des besoins réels. In fine, la réhabilitation en cours du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, la reconstruction du stade René Pleven de Cotonou et celle de Charles de Gaulle de Porto-Novo ne peuvent toujours pas satisfaire aux besoins. Cependant, les grandes mégalopoles du pays telles qu’Abomey-Calavi et Parakou qui sont également des villes à statut particulier ont besoin d’abriter des Complexes sportifs modernes pour terminer le changement. Une ambition qui ne peut être possible à travers le prochain budget du ministère des Sports.

Le Bénin ne pourra devenir une grande Nation de sport sans des infrastructures modernes aux normes internationales. La métamorphose enclenchée depuis l’avènement du Gouvernement de la Rupture attend d’être parachevée. Après la construction de 22 stades omnisports même si le choix de certaines localités qui abritent ces stades ne sont pas en adéquation avec les réalités, les grandes grandes mégalopoles du pays ont besoin de Complexes sportifs modernes. Une ambition légitime qui ne saurait être satisfaite à travers le budget de l’année 2026 du ministère des Sports. Ainsi, Abomey-Calavi et Parakou n’attendent que ça pour redorer leur blason de véritables villes à statut particulier. La réhabilitation en cours du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, la reconstruction du stade René Pleven et celle du stade Charles de Gaulle de Porto-Novo ne sauraient terminer le changement sous la Rupture.

Outre les travaux confortatifs qui consistent à rendre le stade de l’Amitié GMK aux normes Caf et Fifa, sa promiscuité avec le nouveau pôle commercial en construction ne facilitera pas à l’avenir une bonne cohabitation. Donc, le stade GMK pourra ne plus répondre plus tard  aux exigences des instances internationales de football. Donc, ne pourra plus abriter des rencontres internationales.

Pour ce qui concerne le stade René Pleven de Cotonou, il est prévu la construction d’un stade avec une pelouse synthétique de dernière génération. Comme les travaux n’ont pas encore démarré, on pourrait anticiper sur la menace de Kouhounou. A cet effet, il va falloir construire un stade avec tous les conforts Caf et Fifa pour suppléer au stade GMK. Alors, il faut transformer le gazon synthétique en gazon naturel. Ainsi, les équipes des catégories d’âge ou les équipes nationales féminines peuvent accueillir leurs rencontres dans l’enceinte de ce stade.

Dans la capitale politique Porto-Novo, la reconstruction du stade Charles de Gaulle devra également respecter les mêmes exigences Caf et Fifa. Il en sera de même pour les autres disciplines notamment, l’athlétisme. De facto, ces trois stades vont satisfaire un temps soit peu les besoins des populations et des athlètes.

Calavi et Parakou attendent leur Complexe sportif

Depuis plusieurs années, les Guépards du Bénin ne sont plus connectés de leurs supporters. Ils n’ont plus accueilli de rencontres internationales lors des dernières éliminatoires de la Can et de la Coupe du monde. Il leur faut quitter leur base à Cotonou pour aller à Abidjan pour accueillir les rencontres. Pour terminer le changement, il est important, voire impérieux que le Bénin se dote d’au moins deux Complexes sportifs à Calavi et Parakou. Cité dortoir, la commune d’Abomey-Calavi, ville plus peuplée du Bénin reste une grosse attraction sous la Rupture. En abritant la Cité nouvelle, la zone industrielle GDIZ, la Tour administrative et bien d’autres infrastructures socio-communautaires, la Commune d’Abomey-Calavi devenue ville à statut particulier n’a pas encore bénéficié d’infrastructures sportives de renom. Aujourd’hui, elle ne dispose le moindre stade ne serait-ce que omnisports. En dehors du synthétique de l’UAC qui est totalement dégradé, seule, l’aire synthétique construite par le Millinium Challenge Account (MCA) reste l’infrastructure dans cette grande agglomération cosmopolite. Un Complexe sportif moderne comme le Complexe de la Concorde de Kintelé à Brazzaville (Congo) ou Mohamed V au Maroc pour  Calavi va non seulement booster la pratique du sport et permettre une visibilité au-delà des frontières.

Troisième ville à statut particulier et première ville dans le septentrion, Parakou aussi a besoin d’un Complexe sportif moderne. Ceci va également permettre au Bénin d’accueillir des rencontres internationales, surtout, celles difficiles et cruciales. Dans un cas comme dans l’autre, ces villes n’ont plus besoin de stades omnisports m. Elles ont besoin de Complexes sportifs en attendant des stades annexes.

Trop d’investissements dans l’animation

C’est un doux euphémisme de dire que le Gouvernement de la Rupture a affiché sa volonté manifeste et intégrale d’accompagner le sport béninois. Toutefois, il reste des efforts à faire. C’est vrai que l’animation permet d’impacter la masse. Mais, le Gouvernement peut consentir plus d’investissements dans l’organisation et la professionnalisation. Les fonds mis à disposition pour les Championnats scolaires et les Jeux universitaires pourraient également servir à la mise en place des structures sportives qui vont aider au développement du sport. Au lieu que ces événements s’organisent chaque année, on peut les décaler chaque deux ans avec des phases éliminatoires pour occuper les acteurs. Alors, on pourra réserver les fonds aux participations des différentes fédérations aux compétitions continentale et internationale pour de meilleurs résultats. Il ne sert à rien de faire de discrimination ou de faire manger de la vache enragée à certaines fédérations sportives qui ont bien l’envie de prendre part à des compétitions pour se faire valoir.   Ceci pourra faciliter une organisation dans des conditions optimales.

En somme, le sport béninois a de lendemains meilleurs qu’un budget annuel qui, plus est ambitieux ne saurait combler les attentes. Rôme ne s’est pas construite en un seul jour.

Ambroise ZINSOU