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Transversale: Un ban pour AS LAGARDE !

Tel est un prophète de son art, le Président Yélinest AHOUEYA a tissé sa toile dans cet écosystème hostile du football béninois. Sans se pousser du col, le Chroniqueur a été simplement séduit par le projet qui a pris corps en 2023. Trois ans après, l’aventure s’annonce déjà légendaire avec la Section Féminine. L’équipe première de  LAGARDE aura désormais voix au chapitre dans l’élite du football béninois. Il aurait fallu trois ans à ces jeunes filles (13-16 ans) venues des localités d’Abomey-Calavi, de Ganvié, de Tori, des Agué-Agué, de Grand-Popo, de Porto-Novo, etc  pour fourbir leurs armes dans un milieu où, l’équilibre de tricheries  n’est pas la chose la mieux partagée. Ainsi, une flopée de talentueuses joueuses dont Pauline HOUNKANRIN, Marie-Rose VODOUNON, Belle-Toussaint AVOCETIEN, Labylle Ruchimène ETCHOU, Hermione LOKOSSOU ont posé les bases solides d’une redoutable équipe au sein de la  Ligue Amateur de l’Atlantique. Les Justicières réalisent ainsi une première dans l’histoire de la D2 féminine béninoise en terminant premières de la Poule A avec 15 points sur son dauphin. De la D3 à la montée en D1 Féminine qui couronne les efforts d’un Président perspicace, de résultats probants ont été enregistrés. Trois ans en D3, un an en D2, AS LAGARDE reste aujourd’hui un modèle de réussite dans l’environnement du football béninois. Confronté aux pratiques malsaines du système, le club a résisté aux différentes tempêtes. Fidèle à son principe de départ, le Président Yélinest AHOUEYA  reste un acteur clé qui devrait être encouragé dans cette lutte implacable relative à la tricherie sur les âges. Une pratique érigée en règle au niveau du football masculin et qui risque de détruire le football féminin. Cette montée en division d’élite des Justicières donne le pouls du travail bien fait. Un travail opiniâtre vient à bout de tout. Et le patron de l’AS LAGARDE vient de démontrer aux autres acteurs du football-business que l’avenir se prépare aujourd’hui. Dans une ambition nourrie, il a créé un cadre  de plein épanouissement à ces jeunes footballeuses. Hébergement, restauration, prise en charge médicale, régime sport et études, métiers, primes de performances, etc. Bref, une batterie de mesures pour sortir les joueuses de la précarité afin de les emmener à l’excellence. Pour terminer le changement, un plan de reconversion a été également conçu. Dans ce paysage de rêve la dynamique implémentée par le Président Yélinest AHOUEYA, Magistrat de profession se poursuit jusqu’à la promotion des joueuses au plan international. Un modèle économique qui doit faire école et qui doit créer une saine émulation dans l’univers du football béninois. Parvenir à hisser une équipe dans l’élite du football sur investissement propre avec des joueuses autochtones (Béninoises) uniquement formées au sein de l’Académie après trois saisons reste une masterpeace estampillée AS LAGARDE. C’est le lieu de décerner une fière chandelle à toutes les parties prenantes et de leur rappeler que cela, ne doit pas être une fin en soi. La viabilité et la performance d’un tel projet doit être mesuré dans le temps. Donc, les défis restent énormes pour boucler le périple. Comme l’enseigne un proverbe Fongbé « Ce chef d’œuvre  suffit pour faire de toi un artiste, même si tu n’es pas un forgeron ». Ensemble, faisons un ban à AS LAGARDE. C’est là, mon intime conviction.

Ambroise ZINSOU