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Supposée controverse foncière autour du député Nathanaël Sokpoékpé: Un timing mal choisi

(Et si on laissait la justice faire son travail ?)

Une affaire foncière fait jaser la toile et défraie la chronique.  En effet, le député Nathanaël Sokpoékpé du Bloc Républicain et élu de la 6è Circonscription électorale et candidat pour sa réélection,  fait l’objet de cabale dans une controverse foncière à Djogbé-Zoungo dans l’arrondissement de Hêvié. Cette affaire de transaction foncière qui remonte à 2019  intervient dans une période sensible  précampagne pour les élections législatives. Pendant que la Cour Spéciale des Affaires Foncières (CSAF) est déjà saisie du dossier suite à une plainte de l’acquéreur, ne vaut-il pas mieux de laisser la justice faire son travail ?

Pourquoi cette levée de boucliers contre le député du Bloc Républicain Nathanaël Sokpoékpé ? Une évidence, une affaire de transaction  foncière datant de 2019 oppose  le député à son acquéreur sur un domaine sis à Djogbé-Zoungo, arrondissement de Hêvié dans la commune d’Abomey-Calavi. Selon les recoupements, l’élu de la 6è Circonscription électorale sur la liste du Bloc Républicain et candidat à sa réélection, fait l’objet d’une cabale qui fait jaser la toile et défraie la chronique. En effet, le député aurait conclu une transaction foncière avec son acquéreur sur un immeuble non bâti à Djogbé-Zoungo sur lequel,  une collectivité contesterait  son droit de propriété  à Djogbé-Zoungo. In fine, l’acquéreur a saisi le président du parti Bloc Républicain pour l’informer de la situation et également saisi la Cour Spéciale des Affaires Foncières (CSAF).

Un timing mal choisi

C’est un doux euphémisme de clamer que tout individu « accusé » dans un dossier devant la justice bénéficie jusqu’au verdict de la juridiction compétente de la présomption d’innocence. Dans ce cas précis, l’acquéreur est en train d’exercer ses droits pour se faire justice. Qu’à cela ne tienne. Toutefois, le moment pour le faire semble être choisi à dessein lorsque le président de son parti politique est aussi informé officiellement. Ensuite, cette affaire a commencé par faire grands bruits sur la toile et défraie la chronique. Une question taraude alors les esprits. Pourquoi a-t-on choisi cette période sensible de l’approche des élections pendant que le présumé mis en cause est candidat à sa réélection ? C’est vrai qu’il n’a y a pas de moments pour porter plainte ou pour informer sur une situation. Cependant, le timing semble être mal choisi. C’est de notoriété publique que les périodes électorales sont des moments où, tous les coups sont permis. Et dans cette course à l’échalote, le député Nathanaël Sokpoékpé doit lever la limitation et relancer le partenariat.  Dans cette observation perspicace, il vaut mieux faire preuve d’originalité en laissant la justice faire son travail.

Ambroise ZINSOU