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Assemblée Générale Ordinaire à la FBF: Mathurin De Chacus fait ses adieux à ses mandants !

*Un discours empreint de solennité et d’émotions

*Il part sous des ovations et avec tous les honneurs

*Des rapports d’activités et financiers validés à l’unanimité

* « J’ai géré cette ‘’maison’’ avec fermeté afin d’aboutir à un Comex discipliné et responsable… »

Après deux mandats consécutifs à la tête de la Fédération Béninoise de Football (FBF),  Mathurin De Chacus a présidé le mercredi 5 août 2026 au Centre d’Excellence des Filles de Lokossa, sa dernière Assemblée Générale Ordinaire pour le compte de la saison 2025-2026. Un moment solennel et de fortes émotions pour le président, ses mandants et pour toute la famille du football béninois. Le Chantre du « Football Nouveau Départ » et de « Allons Plus Loin », n’a pas manqué de dire toute sa reconnaissance envers ses mandants et le Gouvernement béninois pour leur accompagnement.

Dans un discours empreint de solennité et d’émotions, le président de la Fédération Béninoise de Football (FBF), Mathurin De Chacus a fait ses adieux à la famille du football béninois lors de l’Assemblée Générale Ordinaire qui s’est tenue le mercredi 5 août 2026 au Centre d’Excellence de Football des Filles de Lokossa.  Dans une ambiance festive, le président qui est arrivé en fin de mandat a exprimé toute sa gratitude à l’endroit de ses mandants et du Gouvernement pour tous les efforts consentis. Outre ses rapports d’activités et financiers validés à l’unanimité des 80 délégués présents, il a également les honneurs dus à son rang. Il part ainsi avec tous les honneurs avec le sentiment d’avoir tracé le chemin de développement  du football béninois à son prédécesseur. Il n’a pas manqué de dévoiler la clé de voûte qui lui a permis de conduire la barque du football dans la cohésion et la paix.

Un discours poignant pour la postérité

« Est-ce que vous voyez maintenant qu’il y a des gens parmi les gens… Quand j’ai parlé de ma dictature, certains ont levé la tête. Ils étaient contents que j’en parle.

Est-ce que vous savez que, sans la dictature, dans ta famille, tu formes des délinquants ? Sans la dictature, on ne forme que des délinquants. Il faut de la dictature dans toute gestion au monde. La dictature est la meilleure règle.

J’ai été élevé par un père polygame, avec de la dictature au jour le jour. J’ai grandi dans cela, et la dictature est ma devise. Je le dis partout et je le proclame partout.

J’ai géré cette maison avec rigueur. J’ai géré cette maison pour arriver aux résultats que nous avons aujourd’hui et avoir un comité discipliné, responsable, qui a fait des sacrifices que vous ne pouvez pas imaginer.

Je demande à l’équipe du président Boccovè, qui est le président de la liste « Visons plus haut », de ne pas avoir peur de diriger. La seule peur qu’il peut avoir, c’est de combiner des choses malsaines avec ses collègues. C’est là qu’il doit avoir peur.

Il n’y a pas un seul membre du comité exécutif à qui je n’ai pas dit : si je donne de l’argent, cela vient de ma poche. Ce ne sera jamais l’argent que la FIFA ou l’État me donnent pour le développement.

Je veux que cette ligne soit respectée. C’est vrai, c’est mon dernier mandat. C’est vrai, mais je suis toujours dans le football. J’ai perdu beaucoup de ma santé pour ce sport.

Quand je viens au stade, les gens ne savent pas. J’ai piqué une crise une fois sur le terrain, quand mes joueurs n’étaient pas à la hauteur de l’équipe en face. Ce n’est pas évident de gérer la Fédération.

Je lui souhaite beaucoup de courage, beaucoup de courage et beaucoup de fermeté. Que tous ses collègues soient unis derrière Boccovè pour l’accompagner à réussir sa mission.

Je demande à tous les membres du comité exécutif d’accompagner le président pour réussir sa mission. Il faut éviter les camps à l’intérieur du comité exécutif. Il faut éviter les camps.

Vous ne venez pas pour préparer la prochaine élection de 2030. Vous venez pour gérer le football.

Et le futur président de 2030, il faut qu’il soit bête ou qu’il soit con pour croire qu’il sera président après. Ça n’existe pas. Ça n’existe pas.

On ne force pas ce que Dieu ne t’a pas donné. Boccovè était loin, très loin, de penser une seule minute qu’il pouvait être président de la Fédération. C’est Dieu qui choisit. C’est Dieu qui choisit. Dieu a choisi Boccovè.

J’ai été fier d’une seule chose : mon candidat préféré a accepté avec cœur et amour l’arrivée d’un comité qui n’était pas du tout sur la liste. Et c’est cela qu’on appelle une maison unie.

J’ai géré un comité pendant huit ans. Huit ans sans avoir vraiment créé de problèmes majeurs. Tout le monde est resté uni. Il n’y a pas eu d’éclatement lors du choix du candidat.

C’est cela que je veux saluer ici publiquement : le président Ayéma Pedro. Je veux le remercier. C’était le seul candidat jusqu’au moment où quelques collègues ont commencé à lui opposer leur propre candidat.

Je remercie le président. Que le meilleur gagne. Dieu l’a choisi. Il faut qu’on l’accepte. Ce que Dieu nous a donné, c’est de l’accompagner pour réussir le football.

Je vous remercie. »