Malgré les supplications pour son maintien à la tête des LD après sa démission: Boni Yayi reste de marbre !
(Le parti envisage de convoquer un Congrès extraordinaire sous peu)
Alea jacta est ! Le sort en est jeté. Boni Yayi ne reviendra plus sur sa décision. Après l’annonce de sa démission en milieu de la semaine écoulé à la tête du parti de l’opposition radicale « Les Démocrates », plusieurs cadres de cette formation politique et autres sympathisants influents ont tenté de faire revenir l’ancien Chef de l’Etat sur sa décision. Ainsi, une réunion d’urgence a été convoquée à cet effet le mardi 10 mars 2026 à Tchaourou. Après plusieurs heures de discussions, l’ex-président du parti « Les Démocrates » est resté de marbre. Il a confirmé urbi et orbi sa décision et ne compte plus faire machine arrière. A en croire Boni Yayi, il a quitté la tête du parti pour de bon. Il n’entend plus revenir sa décision. Devant la délégation composée d’anciens députés et de cadres du parti qui lui avait fait part des résolutions issues de la réunion de crise du vendredi 6 mars dernier dont l’une était e convaincre l’ex-président à revenir sur sa décision.
Un congrès extraordinaire sous peu
Face au refus catégorique de Boni Yayi de revenir sur sa décision malgré les démarches de médiation, les membres de la délégation sont attendus à Cotonou afin de faire le point à la Coordination nationale. Ainsi, plusieurs pistes sont envisagées pour la suite. Au nombre de ces pistes figure la convocation d’un Congrès extraordinaire. Une issue plausible qui pourrait aboutir à l’élection d’un nouveau président à la tête du parti. Une nouvelle brèche pourrait s’ouvrir pour ce parti qui est passé par toutes les émotions ces derniers temps. Ecarté de la course de la présidentielle pour faute de parrainage et sorti du starting-block des élections communales et municipales pour insuffisances de dossiers, le parti « Les Démocrates » a traversé une zone de turbulence. N’ayant pas obtenu de députés lors des dernières législatives parce qu’il n’a pas pu atteindre le seuil des 20% pour se faire attribuer de sièges, le parti n’a aussi pas de députés pour le compte de cette 10è mandature. Dans cet aveu contraint, c’est son président qui rend le tablier. Les sept prochaines années s’annoncent donc sans lendemains pour « Les Démocrates » qui doivent recoller les morceaux.
Ambroise ZINSOU

