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Transversale: Foot féminin : L’autre face cachée !

Derrière la belle vitrine, le beau  jeu du football féminin béninois,  se cachent homosexualité stigmatisée, rançonnement et abus du pouvoir. La mesure est comble. Partagées entre tabou du harcèlement sexuel et chantage, le silence dicte sa loi.  Les Filles sont donc résignées et subissent. Au-delà du terrain, elles doivent affronter d’autres pratiques qui défient l’éthique et qui sont contraires à nos mœurs, us et coutumes. Le Chroniqueur ne veut pas jouer les Cassandre. Mais à son corps défendant, prend le risque de mettre les pieds dans le plat pour dénoncer ces comportements déviants qui pourraient conduire le football féminin béninois dans le gouffre. C’est d’ailleurs le lieu de décerner une fière chandelle au Gouvernement du Bénin et à la Fédération Béninoise de Football (FBF) pour les efforts et sacrifices consentis, et les bases qui continuent d’être posées pour sortir le football féminin des sentiers battus. Cependant, le joyau dont rêve tout le  peuple béninois risque de s’écrouler comme un château de cartes. Ainsi, les dirigeants à divers niveaux du sport-roi béninois doivent sauter le pas afin de  ne pas continuer par faire manger de la viande enragée aux Filles qui s’adonnent au sport. C’est un doux euphémisme de dire que le football féminin a pris son envol et créé déjà une saine émulation. Toutefois, il ne saurait être l’apanage  d’un groupuscule qui va en faire sa chasse gardée. Dans cet aveu contraint, il vaut mieux posséder un odorat pour empêcher la faillite. En effet, le panorama de rêve qu’on miroite au peuple béninois pourrait tôt faire de tourner en cauchemar. Beaucoup de pratiques peu orthodoxes ont cours dans les différentes sélections nationales féminines du Bénin. D’abord, il se développe autour de ces sélections nationales des comportements d’homosexualité entre joueuses d’une part, et entre joueuses et membres des staffs techniques d’autre part. Un comportement qui pollue déjà les clubs et qu’on avait entretemps attribué à des joueuses expatriées, venant d’autres pays. Ensuite, il existe des réseaux de harcèlement autour de ces sélections nationales qui sont alimentés par certains dirigeants et autres responsables. Enfin, de vastes réseaux de rétrocommission,  de corruption et d’arnaque sont tapis dans l’ombre. La parade est d’ailleurs toute trouvée. Il faut exiger des montants aux joueuses dès leur retour en équipes nationales sous prétexte qu’elles vont aider financièrement leurs camarades restées en clubs. Une pratique qui a donné lieu à des circuits informels d’intermédiaires et à de pseudo-agents virtuels de joueuses. Les Filles sont systématiquement dépouillées de leurs primes par de gens véreux qui estiment qu’elles leur sont redevables. Au finish, c’est toute une kermesse qui s’anime autour de ces sélections nationales féminines. Ce qui écrase d’ailleurs la concurrence et fait le lit à la médiocrité. Les meilleures qui refusent de respecter le modus operandi sont automatiquement mises hors. Pour ne pas manigancer la déchéance, le ministre des Sports et d’Éducation Civique, Benoît DATO de concert avec le président de la FBF Marcellin BOCOVÈ doivent nettoyer les écuries d’Augias qui sont autour de ces sélections nationales. Des enquêtes de moralité doivent être faites et les auteurs et instigateurs de ces pratiques seront mis hors d’état de nuire. Cela y va de la confiance des parents, du développement et du rayonnement du football féminin  béninois.  Comme l’enseigne un proverbe Fongbé : « Si l’homme n’a pas une tête chauve, sa nuque ne peut pas être chauve ». Et c’est bien le revers de ce football féminin béninois. C’est là, mon intime conviction.

Ambroise ZINSOU