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Absence remarquée d’Idrissou Ibrahima au Tournoi National de Pétanque: La seule fausse note !

*Le président de la CASB éconduit par le protocole

*Le mépris de trop à l’endroit d’une icône des Sports Boules

Le Tournoi National de Pétanque qui a eu lieu à la Place de l’Amazone de Cotonou dans le cadre des festivités du 66è anniversaire a connu une absence et pas des moindres. Il s’agit de celle d’El Hadj Idrissou Ibrahima, Président de la Confédération Africaine des Sports Boules (CASB). Ce chantre des Sports Boules au Bénin et en Afrique n’était pas de cette fête qui célèbre le rayonnement de la discipline par l’État béninois. Et pour cause, il n’a pas été pris en compte par le protocole dans la valse d’allocutions du Ministère des Sports et de la Fédération Béninoise de Pétanque. Un comportement qui frise le mépris.

Il avait pourtant tiré la sonnette d’alarme lors de la séance d’échanges qu’il a eue en sa qualité du président de la Confédération Africaine des Sports Boules (CASB) avec la Fédération Béninoise de Pétanque (FBP). En effet, à quelques jours de ce grand rendez-vous qui entre dans les festivités de la commémoration des 66 ans d’Indépendance du Bénin, le président de la CASB, El Hadj Idrissou Ibrahima a tenu une séance d’échanges avec les membres du Comité exécutif de la Fédération Béninoise de Pétanque afin de s’enquérir des préparatifs. Au cours de cette séance de travail et devant micros et caméras, il a attiré l’attention de la FBP sur le changement de la dénomination de la compétition. Alors dénommée  » Nocturnes de Pétanque » sous l’ancien Chef de l’État Patrice Athanase Guillaume Talon, il voulait connaître les réelles motivations de ce changement de nom de ladite compétition en « Tournoi National de l’Indépendance ». En réponse à cette préoccupation du président de la CASB, le président de la Fédération Béninoise de Pétanque a été laconique. « Ce changement de dénomination n’émane pas de la Fédération. Il vient des organisateurs », avait déclaré Bio Nigan. Ensuite, les discussions ont été faites sans la presse.

Le mépris de trop

Après avoir décroché pour le Bénin l’historique organisation du 50è Championnat du monde de Pétanque qui a connu un succès retentissant,  le président de la CASB  continue d’essuyer les plâtres dans les protocoles établis lors de ces grandes manifestations de pétanque. Lors de ces Championnats du monde, outre son discours d’ouverture, aucun honneur ne lui a été fait pour remettre la  moindre distinction à la fin. Et pourtant, c’est  lui qui chapeaute la faîtière des Sports Boules dont le siège est basé à Cotonou avec représentation diplomatique. Comme cela ne suffisait pas, lors des « Nocturnes de Pétanque » pour le compte du 65è anniversaire de l’Indépendance, sa présence à la Place de l’Amazone passerait inaperçue s’il n’avait pas reçu les civilités dignes à son rang par l’ancien président de la République Patrice Talon. C’est pour éviter de subir le même revers qu’il avait initié cette séance d’échanges avec la Fédération. Et cela n’a pas raté. Toute porte à croire que ce traitement indigne envers cette icône des Sports au Bénin, celui-là même qui a été le Père-fondateur de la Fédération Béninoise de Pétanque et de la Confédération est fait à dessein. Sinon, de sources bien renseignées, aucun moment n’est réservé en tant que  président de la CASB de placer, ne serait-ce un petit mot dans cette valse d’allocutions. Cela flirte avec les limites et prouve à suffisance qu’il existe une volonté manifeste de faire passer aux oubliettes un compatriote qui a tant œuvré pour le développement, et le rayonnement de la Pétanque au Bénin. En somme cette absence du président de la CASB à cette compétition qui célèbre les 66 ans de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale reste la seule  fausse note.

Ambroise ZINSOU