Transversale: WADAGNI, Ce qu’il fallait !
La peur du gendarme est le commencement de la sagesse, dit-on. Et la visite du président de la République Romuald WADAGNI au stade Général Mathieu KÉRÉKOU (GMK) de Kouhounou vaut tout son pesant d’or. Accompagné du ministre des Sports et d’Éducation Civique Benoît DATO et de Marcellin BOCOVÈ, Président de la Fédération Béninoise du Football (FBF), le Chef de l’État béninois est allé s’enquérir du niveau d’avancement des travaux. Déclassé depuis mars 2024 par la CAF et la FIFA en raison de non-conformité de sa pelouse (qualité du gazon non conforme aux exigences internationales) et de ses équipements (tribunes de presse, infirmerie, vestiaires, billeterie, sièges, etc) suite à une nouvelle rénovation en 2019, le stade GMK n’a plus accueilli de rencontres internationales. Ainsi, à quelques mois de l’échéance de la fin des travaux prévus pour fin d’année 2026, le président Romuald WADAGNI a mis le pied à l’étrier le jeudi 1er octobre 2026. Une visite qui revêt deux aspects majeurs. Primo : Cette descente du Chef de l’État sur le chantier rassure et donne espoir au public sportif béninois. En effet, depuis le déclassement et la reprise des travaux, c’est l’omerta autour du délai contractuel. Ainsi, le public est désormais informé sur la fin des travaux. Secundo : Cette visite va mettre une bonne dose de pression sur les entreprises qui se croient dans un no man’s land et qui traînent encore les pas. Ce qui va affoler les compteurs. Alors, le suivi-évaluation se fera de façon rigoureuse et continue. Dans cette obligation contractuelle, les travaux évolueront à une vitesse de croisière afin que le public sportif renoue avec ses habitudes, celles d’être proche de leurs équipes nationales qui évolueront à la « maison ». Le football ne connaît pas de terrain certes, mais il sait reconnaître le « domicile ». La qualification des Guépards pour la CAN Maroc 2025 et celle des Amazones U20 pour le Mondial de la catégorie en Pologne 2026 auraient des saveurs particulières, si les équipes avaient évolué à domicile. Les matches à domicile des Amazones et des Guépards délocalisés à Lomé ou Abidjan ne permettent pas aux athlètes de mieux sentir la chaleur de leur public sportif. A cela, il faut ajouter le coût de ces déplacements sur le budget national. Donc, cette visite du président de la République au stade GMK est empreinte d’une charge émotionnelle pour les supporters, fans et sympathisants qui rêvent d’être proches de leurs différentes équipes nationales. Le jeu en vaut la chandelle. Et c’est d’ailleurs l’occasion d’en toucher un mot au Chef de l’État. Le Bénin a connu une transformation magnifique ces dix dernières. Toute proportion gardée, il est un hub qui relie économie, culture et sport dans la sous-région. Cependant, il lui faut d’infrastructures sportives imposantes pour parachever la métamorphose. Outre les 22 stades Omnisports qui sont sortis de terre, tels de champignons et qui ont boosté la pratique du sport au plan local, le Bénin a encore besoin d’autres stades qui répondront aux normes internationales. On peut prévoir construire un Complexe sportif dans la commune d’Abomey-Calavi qui abrite déjà des infrastructures admiratives et industrielles. Ensuite, il faut déjà instituer le mécanisme pour mettre aux normes les stades René Pleven, Charles de Gaulle et celui de Parakou dont les travaux de réhabilitation sont en cours. Ceci permettra au Bénin d’organiser de grands évènements culturel et sportif internationaux. Ainsi, la destination Bénin sera encore prisée. Comme l’enseigne un proverbe Fongbé : « On déclare la guerre au pays des lépreux. On dira qu’il n’y a pas personne par ici ». Mais le Chef de l’État, Romuald WADAGNI y veille. C’est là, mon intime conviction.
Ambroise ZINSOU

